vendredi 1 février 2008

La SAGEM en clair : Je copie...

Et oui, comme il y a un gars qui s'est fendu d'un truc bien clair sur l'actualité de la SAGEM en commentaire au message précédent sur le même sujet, je recopie... Bonne lecture !
Ibidem.

"J'ai lu sur ce blog un article et des commentaires sur le fameux centre du Magnésium, sans lendemain... Tout le monde sait qu'il s'agissait d'un effet d'annonce car il suffisait d'avoir lu deux minutes des revues spécialisées pour savoir que les constructeurs (et particulièrement les Français) ne s'intéressaient pas à cette filière (et même en s'y intéressant, les rares productions se font à proximité des sites d'extraction). C'est assez drôle aussi d'entendre parler dans le même temps de nécessité de secret dans ces projets et d'annonce en pleine campagne électorale !
Donc on nous ressert à peu près le même genre de plat pour la SAGEM. Mais là Monsieur le Maire est peut-être allé un peu vite et sans bien vérifier son calendrier et celui des personnes intéressées. Il est plus simple de désinformer quant les interlocuteurs sont au Canada ou en Israel que quant ils sont des acteurs économiques montluçonnais depuis plus de 50 ans.
Je développe argument à l'appui sur le cas SAGEM...
Les éléments clairs pour la SAGEM
- Monsieur le Maire annonce un investissement en pleine séance de l'assemblée communautaire, en laissant sous entendre emplois à la clé.
- La Montagne annonce 250 emplois créés à la SAGEM suite à l'investissement de 50 millions d'euros.

La réalité : Le Plan Industriel Pluriannuel de la SAGEM
- Les 50 millions d'investissement sont un des éléments du Plan Industriel Pluriannuel de la SAGEM national en date du 13/12/2007.
- Ce plan est basé sur les principes suivants :
* investir dans les activités coeur de métier
* recentrer les établissements sur leurs activités principales en réduisant les dispersions
* établir les partenariats (sous-traitance) sur les activités annexes.

Concrètement pour Montluçon, ça veut dire quoi ?
- Il y a restructuration sur 5 projets nationaux.
- Montluçon se voit organiser autour du projet CORIOLIS c'est à dire autour des Gyrolaser, GRH et centrales de navigation. Les ateliers de fabrication de Dijon, Poitiers, Argenteuil sont transférés à Montluçon et il y a construction d'un nouveau bâtiment.
- Dans le même temps, plusieurs activités quittent Montluçon (et oui !) :
* la fabrication des viseurs part pour Dijon,
* "cablages cartes électroniques" part à Poitiers.

Et les emplois ?
- Suite à l'article de la Montagne,un syndicat de cadres a interrogé la direction. La réponse a été sans langue de bois : La direction de la SAGEM a dementi la création de 250 emplois et indiqué que cette information venait "des politiques". Toutefois, la direction a précisé que la direction ne ferait pas de démenti.
- Faisons donc le bilan que tout élèves de 6eme en maths feraient :
* effectifs du projet Coriolis (= les gyrolasers...) à termes espérés = 400 personnes
* départ des viseurs = - 80 personnes
* départ de l'électronique = - 100 personnes
* personnels travaillant actuellement déjà sur les Gyrolasers etc = 200 personnes
* Et, mécanique (ça c'est en plus du projet) : - 100 personnes sur 3 ans dont 40 personnes sur 2008.

Faisons les totaux = 400 - 80 - 100 - 200 - 100 = - 80 emplois sur 3 ans.

1ere : Stop aux effets d'annonce
- je suis un simple citoyen et j'ai eu sans trop de difficultés ces informations (qui je le précise, étant donné les commentaires grossiers que j'ai lu, n'émanent pas de la CGT, syndicat que je respecte, mais directement des cadres dirigeants)
- Conclusion, Monsieur le Maire a la même chose sur son bureau... Alors ensuite, si ce n'est pas de l'instrumentalisation, des effets d'annonce sans fondement...
- Il faudra bien que Monsieur Dugléry et son équipe reconnaissent qu'ils ont utilisés sur de nombreux dossiers des projets ou de simples hypothèses, parfois même fumeuses pour de bas intérêts électoraux, au mépris de la belle idée de démocratie et des citoyens. Je ne refais pas la liste, elle est trop longue et elle est faite déjà sur cet excellent blog (dont je remercie le créateur).
- Je pense qu'un maire n'a pas le pouvoir direct de créer des emplois (sauf dans l'administration municipale (et je ne suis pas contre), mais ce n'est pas le sujet ici). Il doit faire en sorte de mettre tous les atouts de la collectivité pour cela mais ce n'est pas lui qui les créera directement.
- Par contre un maire doit avoir une stratégie claire et pas se raccrocher au moindre projet qui arrive sur son bureau ou qui peut lui servir d'effet d'annonce en période électorale (surtout en y mettant plein de mensonges ou contre-vérités dedans). Il doit également définir des objectifs clairs et cohérents : par exemple, favoriser les entreprises ayant une logique industrielle !
Avis personnel que je développe pour illustrer ce que je dis : je suis très triste des suppressions d'emplois chez Brea. Mais je pense que le repreneur est le meilleur car c'est un industriel et pas un fond de pension dont le seul but est un profit financier à court terme. Sa stratégie est claire : il veut développer la production et à la clé revenir aux nombre d'emplois que notre bassin a perdu dans l'affaire. Son expérience ailleurs plaide en sa faveur.
- Je voterai donc effectivement Bernard Lesterlin car c'est le seul candidat à avoir eu ce discours réaliste et ambitieux à la fois !

2eme point : L'emploi à la SAGEM
- Il y a donc reconversion du site et pour l'instant (si on excepte la question de la mécanique qui est un peu à part dans le projet industriel) il y maintien de l'effectif...
- sauf que personnes ne posent la questions des intérimaires et autres CDD qui représentent à peu près 200 emplois... ils ne sont pas prévus dans le nouveau projet !!! Posons donc la question clairement ici.

3eme point : La stratégie de la SAGEM
- La SAGEM a choisi de changer sa stratégie pour passer du "la diversité, c'est notre force et notre sécurité" à "recentrage et fusion des productions". C'est un choix respectable et une stratégie industrielle.
- En soit, il semble donc que la SAGEM a aujourd'hui une logique industrielle qui n'est pas encore trop frappée par des logiques purement issues de la financiarisation des marchés. L'investissement sur site est encourageant.
- On peut aussi voir le coté sombre des choses : le recentrage des activités peut être le début d'une procédure de "vente pas appartement". Ce sera en tout cas demain plus facile. A titre personnel, je ne crois pas que la SAGEM soit dans cette logique actuellement.

Et voila, c'était un peu long. Mais je crois que l'information non trafiquée par des élus sans scrupule est une condition incontournable de la démocratie... et je vais plus loin de sa défense !"

Dans l'idée de décryptage, il y a quelque chose comme balayage, dépoussièrage !...

Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de voir dans les couvertures de MNV depuis l'été les principaux thèmes de la campagne de la liste de Dugléry ? En fait pas tellement, il manque la concertation conviviale ! mais non, allez, je le taquine, c'est tout !
Non, à l'analyse, j'y vois plutôt son bilan à la mode dithyrambique...
J'espère qu'il viendra à l'esprit des nouveaux locataires de la mairie de distinguer le bulletin d'informations municipales et le journal de la majorité municipale, tout en ne réduisant pas le premier à un vieux 4 pages ronéotypé...
Encore une innovation délirante, je sais... allez, si je n'étais pas aussi un doux rêveur, vous ne seriez pas là devant votre écran à vous user les yeux et, pour certains, à s'agacer sur l'insupportable perversion intellectuelle d'une hypothétique 5ème colonne assoiffée de sang...
Ah, que la névrose du complot est lourde dans l'imaginaire de la droite montluçonnaise ! Pas même capable d'envisager une seconde une simple initiative citoyenne de gauche ? et pourtant, ça n'aura pas été faute de s'en revendiquer... A force, j'en viens même à m'interroger si ce n'est pas tout compte fait la projection d'une pratique, bientôt ancestrale à Montluçon...
Désolé de changer un peu la donne dans un petit coin de la toile, mais ça me plait bien !

Poussons, poussons, il en restera toujours quelque chose...., MNV n°576

Alors, c'était pourtant pas compliqué, de communiquer sur un projet comme le Conservatoire !
Là, on commence à avoir l'impression de savoir de quoi on nous parle... Par contre, on aura du mal à oublier ce qu'il a fallu faire pour qu'on nous parle ! La justification du "pourquoi pas avant ?" est sans doute le point le moins convaincant du dossier, mais on compatit, se sont les exercices obligés les plus pénibles et où on est le plus mauvais.
On oublie pas non plus d'où on nous parle... La droite a critiqué la pensée unique pour (finir de) décridibiliser la réflexion de gauche, mais on apprend vite ! Il y a là un plaidoyer pro domo pur jus...
Comme je suis loin d'être expert en matière de Conservatoire, je laisse à ceux qui viennent musarder sur ce blog le plaisir de commenter les réponses apportées par l'équipe de Dugléry...
Euh, mais j'y pense, est-ce qu'il ne faudrait pas avoir au moins un plan pour se faire exprimer en connaissance de cause les futurs usagers ?

jeudi 31 janvier 2008

ANRU... du projet au plaidoyer pro domo !

Eh oui, ça chauffe sur la concertation, ici.
A ma droite, un maire et une équipe municipale qui se réclament adeptes de la concertation, et plus si affinité...
A ma gauche, des associations qui clament n'avoir vu, au mieux, que le dos d'élus chroniquement durs d'oreille...
Au centre, et à la fin en position d'arbitre, le bas peuple qui ne se sent pas totalement impliqué, voire encore moins.
Bon, à l'épreuve du blog, le Conservatoire est nettement un round perdu par l'équipe municipale, et en direct s'il vous plait !
Je peux témoigner directement que la réunion-débat de mardi à Athanor était tout sauf de la concertation et même pas de la consultation : scénario écrit à l'avance, bons petits soldats avec leur question bien préparée, salle amorphe. Encore un round de perdu par l'équipe municipale, rien ne va plus !
Mais sur l'ANRU, alors là, retournement de situation : déluge de réunions, de visites, et j'en passe (voir un commentaire dans le message précédent). Quasi KO debout, sauvé par le gong !
Un coup d'éponge plus tard, une petite étincelle à gauche... Et si.... Bon sang mais c'est bien sûr ! Les chiens font pas des chats, alors si ça miaule ce truc, c'est que le papa n'était pas un canidé. Imparable, alors, logique, petite visite sur le site de l'ANRU (présomption de paternité oblige), test ADN et.... bingo ! L'article 3 ! je vous le laisse découvrir...
Ainsi donc, quelqu'un cherche à nous vendre comme démarche sui generis de Dugléry une obligation contractuelle inspirée de la Loi SRU et financée par le projet ANRU ! Attention certes appréciée à sa juste valeur, mais on en est plutôt à 3 rounds à ma gauche et rien à ma droite !
Fanny, ça existe en boxe ? Si oui, je veux bien perdre un round !

URB... , RMB le 31 janvier

Intéressant, ce refus de la politique pour gérer les territoires... On essayerait pas de nous refaire à une autre échelle le coup des hommes de bonne volonté ?... Ou ceux qui ont la capacité ou je ne sais quelle billevesée pour s'enfuir vite vite du champ politique.
La politique, alors, messieurs c'est inutile ? Alors pourquoi êtes-vous devenus des hommes politiques, des professionnels de la politique ? Et qui va croire qu'on gère un département entre bons gars, sur la base de dossiers gentillement techniques ? Donner des orientations à un territoire est un acte politique et doit le rester dans le fonctionnement républicain ! Nous élisons nos représentants non pas seulement sur leur figure, leurs bonnes manières ou leur maitrise de ces sacrés "dossiers", mais pour traduire les valeurs que nous partageons en actes. OK, on vous laisse divaguer pendant 5 ou 6 ans, mais c'est pour vous ramenez dans le droit jamais au prochain rendez-vous. C'est la noblesse de la délégation de pouvoir que nous vous faisons.
Je crois savoir dans quel microcosme vous évoluez après et ce que cela génère comme décalage avec nous, mais vouloir exclure le politique d'une élection démontrent seulement que vous avez succombé à l'épidémie technocratique au contact des petits et grands commis de l'État et des collectivités territoriales. Il n'est jamais bon de tutoyer un ministre...
Merci de pensez à programmer votre retour au monde réel.

Spécimen d'effet d'annonce, La Montagne du 31 janvier

Ohoh, ça ne serait pas bon du tout pour la liste de Dugléry, si l'opération SAGEM tournait en eau de boudin... OK, pas bon pour nous tous, mais je peux quand même zapper l'évident et le politiquement correct dans un blog, sinon où serait le plaisir ?!
Bon, c'est encore ces méchants rouges de cégétistes qui veulent jeter le trouble dans les esprits des bonnes gens. Les 250 emplois tout beau tout nouveau revendiqués très haut et très fort par Dugléry seraient en train de fondre comme neige au soleil... Ouf, pas l'investissement et donc la réorientation de l'activité sur des secteurs porteurs. Si même on n'en gagnera pas lourd sur ce coup, on en sauvera beaucoup sur les années à venir.
Mais là, désolé, il y a un (gros) problème. On ne peut pas faire une annonce mardi pour être pratiquement démenti mercredi pour une publication dans le journal jeudi... surtout que Dugléry n'a pas oublié de mentionner ses "contacts" avec la direction de la SAGEM et la primature sur ce dossier. Alors quoi, y a t-il une problème d'organisation au sein d'une équipe municipale qui gère mal un dossier aussi fondamental pour l'avenir de notre ville, ou une méthode politicienne d'effet d'annonce ? Puisque l'équipe municipale prend en charge sa communication sur ce blog, et je l'en remercie et apprécie, on va peut-être avoir un scoop ?...

Démonstration par le vide, La Montagne du 31 janvier

Ah, le beau programme que voilà ! J'ai bien dit programme, parce que de projet, pas la queue d'un. Non, j'exagère : durer et continuer à gérer cette ville à coup d'effet d'annonce et de travaux de réhabilitation de l'avenue de la République...
L'article rend bien cette impression de collage ou de compression, selon les références artistiques des uns et des autres. Deux heures à déverser des actions, des opérations, des idées d'autres actions et opérations auxquelles on a pas pensé pendant 7 ans, c'est long et ça finit par lasser. Par contre, savoir où on va, bernique ! Avec qui, ça c'est clair, mais où elle va, la "nouvelle étape en confiance"?.... Nulle part, on verra bien... on se laisse porter par le ramasse-miettes de la consultation de la population par des coupons-réponses et par la grâce des coups avec les heureux élus du carnet d'adresses.
Heureusement qu'il y avait un Monsieur Loyal pour faire comme si tout cela avait ou aurait une cohérence, parce que sinon... Pourquoi en venait-on à penser qu'il l'a déjà écrit, son programme de bric et de broc, et qu'il n'était nullement envisagé que l'assistance y participât ? Ah, c'est ça les mauvaises habitudes, s'est dur de s'en débarrasser...

Démonstration..., mais pas que de force !, La Montagne du 31 janvier

Si l'interprétation de la "réunion-débat sur la consultation" que fait l'article est juste, il y a du mal de fait et je peux retourner à mes activités normales... "(...) Daniel Dugléry situe ses relations avec la population et son public sur le terrain du cœur."
S'il y a un truc qui s'est propagé en ville petit à petit, d'un cercle d'amis à l'autre, pendant ces 7 longues années, c'est l'antipathie pour l'homme Dugléry Daniel. Autant j'imagine que la liste peut défendre ses dossiers de gestionnaire, autant sur ce front elle restera exposée.
Les grandes déclarations féales d'adoration (certains spécimens intéressants peuvent se trouver dans les commentaires de ce blog) ne pourrons rien contre les témoignages non partisans sur un mode de gestion et de relationnel autocratique et revanchard. Les fonctionnaires municipaux en ont été les premières victimes, mais c'est ressorti dès qu'il a fallu aller au charbon, en contact avec les gens, les institutionnels et les entreprises locales. Même à droite, le "plus jamais ça", ça existe !
Les sessions de rattrapage ne convaincront personne, pire même, elle aggrave le cas du malade : concertation bidon sur le Conservatoire le jour du débat participatif de la liste Lesterlin, réunion-débat sans débat mardi... on attend la suite du seppuku (切腹) de la droite "unie".
Le divorce est déjà prononcé. La réunion de mardi va faire écran de fumée et remotiver les troupes à droite, mais qui convaincre au-delà des 700 ?

Embargo numérique...

Pour les gars et les filles qui attendent les messages du matin, ben... va falloir attendre : La Montagne n'a pas mis en ligne le numéro du jour.
Retour à la tradition du papier, donc je m'en vais de ce pas acheter le journal et ma baguette... Bon, il fait beau et frais, ce n'est pas que désagréable !
A défaut des nouvelles du monde, je peux au moins vous donner les nouvelles du blog...

mercredi 30 janvier 2008

ça pédale, La Montagne du 30 janvier

Après les étiquettes, la valse des réponses aux associations citoyennes et lobbyisantes. Les présidentielles et les législatives auraient dû nous vacciner contre ce mal nécessaire, mais le virus est plus qu'à nos portes, il est dans la ville. Espérons qu'il ne va pas nous coucher comme le HxNx de service !
Bien sûr, tout cela est louable et part d'intentions indiscutablement excellentes qui en plus sont dans l'air du temps... Il ne fait aucun doute que tous les candidats vont promettre de transformer les rues de Montluçon en vélodrome sympathique, Dugléry a commencé la danse du ventre hier soir.
On pourrait se poser la question du pourquoi du comment... N'y aurait-il pas eu un petit déficit de concertation et de partenariat avec Cyclopède pendant toutes ces années ? Euh,.. s'il y avait eu un vrai partenariat, il n'y aurait peut-être pas eu de bafouille à la Hulot, non ?... Ah, c'est ça qui est pénible avec la vraie vie : on est toujours rattraper par ses actes et les paroles s'envolent...
A la limite, ça m'inquiète plus qu'autre chose, cette unanimiste gluant si particulier aux périodes électorales. On est de toute évidence partis pour caresser dans le sens du poil tous ceux qui vont crier un peu plus fort que les autres, avec des réponses de bon père de famille, bon gestionnaire et pas politique pour un sou. Et comme personne ne va poser LA question déterminante, genre un engagement chiffré de répartition des futurs arbitrages budgétaires au regard de ce qu'ils ont été jusqu'à là, eh bien on va probablement beaucoup s'ennuyer et ridiculiser la démocratie.
Ah, si, il y a une alternative à ça, maintenant que j'y pense : un vrai projet pour la ville, qui nous ressemble, nous rassemble en confiance et donne de l'avenir à Montluçon ! Mince, les trois listes n'en ont pris qu'un bout chacune...

Cantonniers, La Montagne du 30 janvier

Déjà que les municipales ont du mal à décoller, alors là, les cantonales, ont à l'impression qu'elles sont encore au stade du bureau d'études... Bon, maintenant qu'on connait les pilotes, il va falloir turbiner !
Je me demande parfois si, en dehors du sérail, il est très facile de faire les liens entre les mots-clé de la chose : les cantonales causent de canton, mais on élit des conseillers généraux ; le Conseil Général cause du ... département, bien sûr ! à la limite, jusqu'à là, ça va... mais bon, le lien entre les cantons et le département ?... Par quelle transmutation plus ou moins magique le cantonnier devient un général ou un généreux, là, on cane un peu...
Euh, bref, entre la confusion sur les termes et celle sur les attributions, la tâche va être ardue de passionner les foules !

Hôpital, saison 1, épisode 3, La Montagne du 30 janvier

mardi 29 janvier 2008

Scoop : Dugléry supporte Lesterlin !

Eh oui ça surprend un peu, au début, mais j'imagine qu'on va s'y faire à la longue. Peut-être a t-il trop entendu le MoDem local appeler de ses voeux une liste commune Dugléry-Lesterlin...
En tout cas, j'étais témoin, c'était il y a 51 mn pour clore la "réunion débat autour de la consultation" (ça ne s'invente pas), Dugléry a clôt son discours par un retentissant "il faut donner de l'avenir à Montluçon !"...
J'ai senti une sorte de "gloups" quand il s'est aperçu de la boulette, un frémissement indéfinissable dans la salle qui lorgnait vers la sortie. Blanc d'un dixième de seconde. Et hop, Dugléry a embrayé sur quelques bredouillis (là, j'exagère, je le reconnais !) mais le mal était fait, tout le monde est parti en quelques minutes (là, c'est de l'interprétation tendancieuse, cherchez pas).
Sinon, Dugléry a presque des trémolos dans la voix quand il plaide pour la concertation, cette année. Il ne doit pas être très écouté par son équipe qui lui a concocté une réunion-débat aux petits oignons. Après le discours du chef, un "balayage" des 1000 coupons-réponses des Montluçonnais, une ou deux questions parfaitement bien préparées sur les 4 thèmes choisis, une réponse (longue, si longue...) du Condotiere du communisme municipal, c'est emballé, c'est pesé !
Bon, personnellement, j'aime bien quand les intervenants sont un peu émus, avec la voix qui se casse... ça fait vrai. Là, ou ils ont répété ou ils ont fait la StarAc !
Mais, qu'on se rassure, la participation populaire a débordé le dispositif avec, tout à la fin, des questions spontanées de la salle. Trois. Une sur l'avenir du boulangerie de l'Oeuf de Bien-Assis, une sur le service minimum à l'école et la dernière sur les crottes de chien sur les trottoirs...
Qui a parlé de débat participatif ?!

Valse des étiquettes, La Montagne du 29 janvier

Qui l'eut cru ? Montluçon est un vaste échiquier politique où les partis politiques avancent leurs pions... Euh, bon, ça sent plutôt des mouvements petit pied pour reprendre pied pas à pas sur une liste qui, semble t-il voit la rupture dans la continuité au moins avec quelqu'un de moins dans la barque.
Les valoisiens, c'est un pied de nez à qui ? Je me permet d'insister : Mister Ti, allez, une liste ! même au pied levé...

Tantale..., La Montagne du 29 janvier

On se plaint régulièrement de la sondagite aigüe qui affecte les élections nationales. Et, coup de chance, il n'existe rien de tel pour une ville comme Montluçon, sauf peut-être chez nos potes des RG, mais ils doivent facilement trouver moyen de se tromper !
Eh bien, au lieu de se réjouir et d'y aller à fond dans le débat démocratique, il faut que nous retrouvions les plaisirs licites des vices sondagiers...
Nous savons pourtant tous que tout ça n'a aucun sens. Le sondage est une science statistique qui, même excercée dans des cadres de méthode bien bornés, peut et doit être critiquée pour en comprendre les limites.
Alors bien sûr Internet nous permet de la jouer simili cuir, mais est-ce bien raisonnable et est-il bien raisonnable de faire état de ses résultats ? Les militants vont probablement saturer leur ligne haut débit, fatiguer leur souris et se faire une élongation de l'index droit... Qui a pensé au trou de la Sécu, hein, qui ?!

A la cantonade !, La Montagne du 29 janvier

lundi 28 janvier 2008

5000 !

Nous partîmes à 4 autour d'une bière
Mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes 5 000 (visites)
Alors que la campagne est encore au port

Non, ne cherchez pas les rimes, les pieds et autres machins poétiques, c'est juste un délire !

Merci à tous, curieux et critiques, de supporter ou de s'opposer à mes péremptoires assauts de la forteresse duglérienne.
Les fils du débat démocratique sont noués à notre petit niveau, continuons !

Décidemment...


Disneyland...

Je ne sais pas vous, mais moi ça ne me fait penser à Disneyland !... On s'attend à voir débarquer plein de lutins et un joli carrosse qui traverse le ciel en faisant une trainée d'étoiles... Oh que c'est beau ! Il est où Panpan, dis papa ?
Tiens, au sujet de Disney, "confiance", ça vous fait pas penser au Livre de la Jungle ?

Lessivé par le 52.1 !

Au niveau local, les élections sont l'occasion d'une joyeuse agitation, de rodomontades distrayantes et laissent libre cours à l'art de la caricature. Tout cela est parfait et nécessaire, mais on oublie parfois que le législateur et le juge rodent souvent derrière des bosquets où on ne les attend pas, divine surprise ! Demandez aux gorilles, ils en gardent quelques doux souvenirs...
Ainsi donc, les ladres, ils auraient pondu un 52.1... Certes, cela semble moins terrible que le 49.3 de sinistre mémoire, mais il ne faut jamais sous-estimer l'ennemi. Que nous disent les représentants du peuple dans leur style impayable ? Ceci : "A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre." Loi n° 2001-2 du 3 janvier 2001 art. 23 Journal Officiel du 4 janvier 2001.
OK, personne n'est arrivé au bout, ou si d'aventure quelqu'un s'y est risqué, il se perd en conjectures. Il se trouve que les maires sont comme nous, et que l'Association des maires de France, soucieux de leur sérénité intellectuelle et judiciaire, a expliqué le sens du truc.

Extraits : " C'est à compter de cette date que la communication dite « institutionnelle », c’est-à-dire celle qui revêt un caractère de campagne de promotion publicitaire des réalisations et de la gestion d’une collectivité (bulletins municipaux, publications, publicité par voie de presse…), qui dépasse le cadre de la stricte information est prohibée. Il importe ici de veiller tout particulièrement à ce que la communication de la collectivité s’abstienne de mettre en valeur les candidats, leurs réalisations ou encore leurs projets. Toute infraction aux dispositions de l’article L. 52-1, alinéa 2, du Code électoral, sera punie d’une amende de 75 000 € (article L. 90-1 du Code électoral)." Ouf ! on a compris.
La question se poserait-elle chez nous ? Fi ! Qui irait imaginer que MNV ait, même par inattention, fait un panégyrique enthousiaste des réalisations du candidat Dugléry Daniel en matière d'impôts locaux (n°571 d'octobre 2007), de politique hospitalière et pour la petite enfance (n°752 de novembre 2007), de la lutte victorieuse pour le TGI et le retour à l'emploi (n°573 de décembre 2007), du projet Rive gauche (n°574 pour notre Noël) et, pour finir, la lutte contre la précarité et le succès de la ZAC de la Loue (je n'arrive pas à appeler ça une technopole, désolé... n°575 pour notre nouvel an).
Euh... les 75 000€, c'est par infraction ou on peut avoir un prix de gros ?